Les
billets de nécessité et
les billets des chambres de commerce
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Durant la première guerre mondiale, les conseils
municipaux durent émettre des billets pour
laisser une certaine autonomie aux habitants.
Les émissions de billets et tickets furent
nombreuses durant cette période. Un billet
de nécessité est une monnaie de remplacement.


Pendant les périodes troublées, la
monnaie métallique a tendance à être
thésaurisée. L’absence d’espèce
métallique de faible valeur gêne considérablement
le commerce et l’industrie à une époque
où presque tout est payé en numéraire.
En 1870, une banque privée avait émis
des bons divisionnaires. La première Guerre
Mondiale vit l’émission par la Chambre de
Commerce et la ville de billets de 0,50F, 1F et
2 F.

Certaines entreprises commencent à avoir
du mal à payer régulièrement
le salaire de leurs employés, faute d’appoint.
Afin de lutter contre le phénomène,
la Banque de France, soudain démunie, autorise
les Chambres de Commerce à émettre
des coupures de deux francs, un franc et cinquante
centimes, estampillées à leurs “couleurs”.
Les sommes émises sont conservées
en dépôt-garantie à la Banque
de France.

La fin de la guerre n’arrêta pas l'émission
et la circulation


Le retrait des billets de nécessité
fut effectué en 1925. Il avait été
convenu à l’origine que la Chambre de Commerce
supporterait tous les risques de l’émission,
mais en tirerait tout le bénéfice
